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Symposium
2009 - Space/l'Espace |
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Au moment où les recherches sur la formation des territoires paroissiaux connaissent de profonds renouvèlements, nous proposons d’étudier la relation entre l’église et son territoire à travers l’évolution du vocabulaire de la « paroisse ». Le cadre géographique envisagé, étendu aux diocèses de Rennes, Dol et Saint-Malo, offre des perspectives d’études intéressantes car dès le IXe siècle, le cartulaire de l’abbaye Saint-Sauveur-de-Redon permet de découvrir un réseau de plebes bien établi autour de l’établissement monastique. Cette plebs apparait alors comme une structure ecclésiastique originale, spécifiquement bretonne, le mot restant réservé aux zones de peuplement insulaire en face des termes francs de condita, vicaria et centena. Le vocable, qui signifie avant tout « peuple des fidèles », demeure usité au XIe siècle et se généralise à l’ensemble de l’espace étudié, avant son remplacement par celui de parrochia qui inaugure un rapport explicite à l’espace. En effet, le mot, composé du grec oikos (« maison ») et du préfixe para (« contre », « à côté de », « autour de »), souligne la proximité recherchée avec le lieu de culte et un nouveau rapport centre-périphérie. Il est significatif que le terme soit introduit au moment où les textes attestent de la promotion de multiples lieux de culte, dans le contexte de la réforme monastique, puis grégorienne. Ce processus, qui fut précisément à l’origine de la diminution de la distance parcourue entre le fidèle et son église, a pour conséquence la disparition du terme vicus et de la primauté conférée à son sanctuaire depuis les premiers conciles. Ce sont ces évolutions terminologiques témoignant de la reconfiguration de la relation entre un lieu (l’église) et l’espace qui l’entoure (la paroisse) que nous tenterons donc d’analyser à travers l’étude des actes de la pratique, entre les IXe et XIIe siècles. |
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