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Symposium 2008 Abstracts |
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La chair et le sang du Christ : la querelle du XIe siècle et la pensée originale de Guibert de Nogent La théologie catholique actuelle considère que la chair et le sang du Christ sont réellement absorbés par le fidèle lors du rite eucharistique. Cet acte procure à celui-ci une action bénéfique mais simultanément, le sacrifice du Christ glorieux se produit au ciel. Le dogme de la transsubstantiation est fixé au Concile de Latran en 1215 et vise à mettre un terme à des objections. En effet, soutenir que le fidèle mâche le corps du Christ et boit son sang a soulevé des protestations, immédiatement jugées hérétiques par l’Eglise. La querelle est particulièrement virulente au XIe siècle au moment où Bérenger de Tours déclare que le corps du Christ est présent en figure et non en vérité dans les espèces eucharistiques. Lanfranc du Bec sera son adversaire principal et apparaîtra comme le protagoniste de la doctrine officielle de l’Eglise. Nous proposons de rappeler les grandes lignes de ces débats autour de l’eucharistie durant le XIe siècle et de développer la pensée innovatrice d’un personnage qui sur bien des points se présente comme une personnalité marginale. Il s’agit de Guibert, abbé de Nogent-sous-Coucy, bien connu pour son autobiographie et son discours contre les abus du culte des reliques. Sa conception de l’eucharistie en revanche est méconnue et s’avère inédite. Il développe dans le De pigneribus une pensée originale qui tente de concilier, une cinquantaine d’années après la querelle de Bérenger et de Lanfranc, les opinions des « réalistes » et des « spiritualistes » en inventant la notion d’« identité vicariale ». |
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